Débuter un nouvel emploi : changement, adaptation et expérience

Le début d’un emploi dans « notre domaine » est une étape cruciale dans la vie d’un jeune adulte. Pour la plupart, nous n’avons connu que les bancs d’école et les emplois étudiants avant de nous lancer dans la vraie vie d’adulte, et ce saut peut être assez terrifiant.

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Commencer un nouvel emploi peut être une véritable source de stress, de questionnements, et même de finalité, surtout dans ton domaine de prédilection. À la dernière session de mon baccalauréat, étant à la recherche d’un stage, sans succès, je voyais cet échec comme une finalité. Selon moi, c’est ce qui allait définir le reste de mon parcours professionnel, que je m’étais attelé à bien préparer, avec des emplois pertinents, des implications universitaires et bénévoles et des efforts constants du coté académique. Je vivais beaucoup d’anxiété, et même de jalousie, en voyant mes collègues trouver des stages et des emplois motivants et totalement pertinents, n’étant pas en mesure de faire de même.

J’ai donc passé l’été suivant mon diplôme à travailler comme coordonnatrice d’un programme d’échange étudiant à temps plein, comme agente de recrutement à temps partiel, et comme stagiaire (je l’ai eu ce satané stage!) en recrutement, à temps partiel aussi. À la fin de mon emploi « d’été » post-baccalauréat, je suis demeurée dans le recrutement dans l’agence qui m’avait embauchée à temps partiel, où j’ai commencé le fameux horaire d’adulte : le 8 à 5. Bien sûr, j’avais beaucoup travaillé l’été précédent, mais je passais désormais 40 heures de ma semaine à plancher sur un seul et même projet et ce fut pour moi une source de découverte et d’adaptation.

Étrange mais vrai : rester assise toute la journée, même si je l’avais fait durant toutes mes études, a été un choc physique pour moi et, surtout, psychologique : je découvrais de petits inconforts physiques à rester au même endroit durant 8h0. Je me suis aussi rendue compte rapidement que cet emploi, pourtant l’emploi parfait pour une finissante en ressources humaines, ne me convenait pas du tout. Je me suis alors remise en question en tant de professionnelle, mais j’ai aussi remis mon choix de profession en question : avais-je fait une erreur, je le réalisais qu’après 6 ans d’études supérieures ? Par chance, j’ai déniché un emploi en communications et gestion de projet dans un organisme de Québec, et je me sens réellement à ma place : j’ai trouvé ma première vraie job d’adulte, le genre d’emploi dont tu jases entre amis, à l’approche du diplôme. Cette chance n’est pas donnée à chacun aussi rapidement, et j’en suis pleinement consciente : je suis donc reconnaissante de pouvoir acquérir de l’expérience dans mon domaine aussi tôt dans mon parcours !

Même dans une position que j’affectionne davantage, je constate certains trucs concernant le début d’un nouvel emploi, je me permets donc de les partager ici :

  • On n’est pas toujours obligé de rouler à 100 miles à l’heure J’étais habituée  de zigzaguer entre études, implications, emploi étudiant, et hygiène de vie. J’ai donc eu un petit down en entrant dans la vie d’adulte, sans étude ni implication, et surtout un emploi qui comble la majorité de ma semaine. J’étais prise de fatigue incompréhensible, alors que j’étais moins occupée qu’avant ! J’ai donc dû m’ajuster, et aussi apprendre à ralentir, et à accepter  ce ralentissement ! J’ai débuté une implication comme présidente d’un conseil d’administration, et ce magnifique projet qu’est Le Trousseau, ce que je n’aurais pu faire avant. Je prends davantage de temps pour moi, à ne rien faire, et je ne trouve pas ça désagréable ! C’est sans aucun doute à garder en tête lors du début d’un nouvel emploi.
  • Même si tu adores ton emploi, tu feras certainement des tâches plates : Je doute qu’on puisse passer à côté des tâches fondamentalement ennuyantes, mais essentielles, dans n’importe quel emploi. Mon truc ? Mets-toi un fond de musique jazzy, et passe à travers le plus vite possible ! Tu pourras retourner rapidement dans les projets qui te font tripper et où du peux mettre ton potentiel à profit. Soit surtout ouvert d’esprit via à vis ces tâches : dans un premier emploi, démontrer de l’engagement et de la motivation à travailler fort, ça paie ! Attention toutefois à ta santé mentale.
  • Tu continueras d’apprendre : Car on n’a pas la science infuse ! Même si tu es fraîchement sorti(e) des livres, la formation continue vaut de l’or en milieu de travail. Prends donc les opportunités de suivre des formations, mais aussi d’apprendre de tes collègues de travail, et des membres de ton réseau professionnel. Je trouve que cet exercice développe en soi une grande humilité, et le sens du partage et de l’écoute. À noter !

Débuter un emploi dans le domaine dans lequel tu t’es perfectionné, c’est fantastique ! Souviens-toi que tout n’est pas coulé dans le béton:  tu as le pouvoir de faire de cette première expérience, une expérience phare, alors saisi l’opportunité… et fonce !

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